Publié le 9 février 2021 Mis à jour le 17 mars 2021
le 4 février 2021

Professeure en psychologie du travail et des organisations, chercheure au laboratoire GRePS et secrétaire générale de l’Association française de psychologie du travail et des organisations (AFPTO), Émilie Vayre a participé à une table ronde sur « L’impact des nouveaux modes de travail et de management sur la santé » organisée par la délégation aux entreprises du Sénat.

Dans le cadre de ses missions et attributions, la délégation aux entreprises du Sénat peut prendre toute initiative en vue d'une meilleure identification des besoins économiques et sociaux des entreprises. L'évolution des modes de travail connaissant une accélération dans le contexte de crise sanitaire, avec un développement massif du télétravail et du recours au numérique, la délégation souhaite « permettre aux entreprises de tirer parti de la crise pour travailler sur les conditions de travail et développer, dans le dialogue social, les actions de prévention des risques sanitaires, tant physiques que psychiques ». Dans cette perspective, la délégation a reçu différent.es expert.es le 4 février 2021 pour discuter de l’impact des nouveaux modes de travail et de management sur la santé, dont Émilie Vayre.

Depuis un peu plus de 10 ans, elle mène des travaux sur les enjeux psycho-sociaux de la digitalisation du travail, sur les incidences du travail médiatisé et distant, du télétravail formel et parfois informel, incidences sur les salarié.es et leur entourage professionnel et personnel. Les nouvelles modalités de travail et la montée en puissance des usages du numérique expérimentées pendant la crise sanitaire de la Covid-19, affectent particulièrement les rapports au travail et à l'entreprise, l'organisation spatio-temporelle des activités de travail, la collaboration et le travail en équipe, les relations professionnelles et, plus largement, la qualité de vie et la santé « au » comme « en dehors » du travail.

Pour tou.tes les intervenant.es de cette table ronde, le télétravail a fait prendre conscience de l’importance de la présence physique dans les entreprises comme facteur de sociabilité, de partage, de soutien, et donc de qualité de vie au travail pour les salarié.es. Par ailleurs, s’il présente des avantages, le développement du télétravail, plus particulièrement s'il est subi et contraint, - augmente la sédentarité, donc les risques physiques, mais aussi les risques psychiques, entraînant l’isolement et la solitude. Il peut aussi causer une fracture de la communauté du travail, accroître des addictions ou du stress lié au « surtravail » ou encore perturber l’organisation et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. → Lire le communiqué

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Date(s)

le 4 février 2021