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Soutenance HDR Bruno CUVILLIER

 
La soutenance d'Habilitation à Diriger des Recherches en Psychologie du travail de Bruno Cuvillier, intitulée «L’évolution d’un concept fondateur en Psychologie du travail : l’activité dans tous ses états » se déroulera le 9 décembre Novembre 2019 à 14h au CNAM/INETOP en salle 97, 5eme étage, (41 rue Gay Lussac, 75005 Paris).
Le jury sera composé de :
  • Marc-Eric Bobillier-Chaumon, Professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers   (Directeur)
  • Sandrine Croity-Belz, Professeure des Universités en Psychologie du travail et des organisations à l’Université de Toulouse (Examinatrice)
  • Christine Lagabrielle, Professeure des Universités en Psychologie du travail et des organisations à l’Université de Toulouse (Rapporteure)
  • Paul Olry, Professeur des Universités en Sciences de l’Education et de la formation Agrosup-Dijon (Examinateur)
  • Gérard Valléry, Professeur des Universités en Ergonomie et en Psychologie du travail à l’Université de Picardie (Rapporteur)
  • Cécile Van De Leemput, Professeure ordinaire Université Libre de Bruxelle (Rapporteure)

Notre travail d’HDR s’attache à comprendre comment la psychologie du travail a tenté au fil du 20ème siècle de saisir l’activité de l’homme au travail. Décrite dans un premier temps grâce à des caractéristiques individuelles stables (principalement des aptitudes), l’activité fera l’objet d’un intérêt croissant qui contribuera à sa mise en visibilité. Pour autant, cette activité peine à se faire saisir, tant elle déborde les seules caractéristiques individuelles. Elle s’enrichit des environnements de travail et artefacts, accentuant ce mouvement d’extériorisation. Signe d’une dilution, dont témoigneraient la multiplication de dispositifs qui proposent un travail de construction de sens en appui sur l’activité. En périphérie de ces lieux d’exercice de l’activité, on observe l’apparition depuis ces trente dernières années de pratiques sociales, visant à prendre l’activité comme objet de pensée. Elles s’appuient sur des dispositifs qui visent au développement des compétences, à la reconnaissance, à la validation, ambitionnent parfois à apaiser une forme de souffrance au travail. Déployés au sein des organisations de travail, ils participent à structurer, donner du sens à l’activité au niveau individuel et collectif.
Ce mouvement d’une multiplication d’espaces pour penser, valoriser l’activité nous semble devoir être référé, à un mouvement plus global caractérisé pour bon nombre de professionnels par le sentiment d’une perte de pouvoir d’agir. Dans un contexte d’automatisation croissant de l’activité de travail, ce processus se traduit par une extériorisation du geste délégué à une machine ou médiatisé par des artefacts technologiques.  Nous évoquons dans ce travail les effets des rapides transformations technologiques sur l’activité. L’enjeu va être dans un même mouvement de penser le travail en tant qu’activité sociale et collective intégrant de plus en plus fréquemment des artefacts technologiques, et engagement subjectif du travailleur dans l’activité de travail. La clinique des usages nous semble en mesure d’interroger les répercussions des évolutions technologiques sur l’activité. Peut-on parler d’une amputation du pouvoir d’agir qui pose la question de l’équilibre homme-machine, voire celui de l’obsolescence humaine ? Nous proposons des pistes de réflexion sur l’évolution du rôle du psychologue du travail face à ces changements résultant d’une montée en puissance de l’automation. Le psychologue va-t-il contribuer, comme il a pu le faire dans l’histoire de la discipline à l’adaptation de l’homme au travail ou peut-il participer à anticiper les nouvelles formes d’activité ?


mise à jour le 3 décembre 2019




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