Post-doctorant
- Intérêts
de recherche -
Résumé de thèse :
Le modèle pavillonnaire en périphérie des villes, apparait aujourd’hui à bout de souffle. Sa soutenabilité est remise en cause en raison de son rôle dans l’artificialisation des sols et de la dépendance automobile qu’il induit. Les politiques de sobriété foncière, incarnées par l’objectif de « zéro artificialisation nette » (ZAN), réduisent les perspectives futures d’accès à ces formes d’habitat pourtant encore largement plébiscitées par un grand nombre de ménages. Des alternatives, comme l’habitat intermédiaire, existent, mais penser l’offre résidentielle en dehors de l’imaginaire pavillonnaire suppose d’interroger les aspirations et les préférences résidentielles des individus, afin d’aménager des espaces qui répondent aux besoins exprimés. L’accès aux aménités vertes constituerait un des facteurs importants dans l’attrait pour les périphéries. Dans ce cadre, cette thèse analyse plus particulièrement les préférences résidentielles et le rôle donné aux aménités vertes urbaines à travers l’étude des facteurs psychologiques, sociologiques et géographiques qui y contribuent. La relation aux aménités vertes est questionnée par le prisme de l’habitat et des mobilités de loisirs. Une méthodologie mixte, articulant approches quantitative et qualitative a été mobilisée. Une enquête par questionnaire, menée dans les unités urbaines de Dijon et Besançon, incluait un photoquestionnaire, pour évaluer les préférences résidentielles, un outil cartographique, pour collecter les pratiques de loisirs en espaces verts, ainsi que des questions renseignant les profils sociodémographiques, les conditions de logements, et les trajectoires résidentielles. Quatre profils types d’habitants ont été construits puis intégrés comme variables explicatives dans différents modèles comportementaux portant sur les préférences résidentielles et les mobilités de loisir. Des entretiens semi-directifs ont ensuite été menés sur un sous-échantillon de répondants afin d’approfondir les liens entre trajectoires et préférences résidentielles, en explorant les représentations sociales de l’habitat idéal et leurs liens avec l’identité d’habitation.
Les résultats montrent que l’habitat individuel reste largement plébiscité. Certains profils types expriment toutefois des préférences plus favorables à des formes collectives d’habitat compatibles avec les enjeux de densification. La modélisation des mobilités de loisirs révèle un effet significatif des profils types d’habitants sur la fréquentation des espaces verts, tandis que le niveau d’accessibilité à ces aménités ne joue pas de rôle significatif. Les entretiens mettent en évidence des décalages entre identités d’habitations et expériences résidentielles, notamment parce que d’autres domaines de la vie des individus interviennent dans l’interprétation des trajectoires résidentielles, soulignant ainsi la dimension subjective des trajectoires résidentielles. Les résultats obtenus indiquent qu’une sortie de l’habitat pavillonnaire semble difficile pour de nombreux individus. Toutefois, pour une part des profils d’individus identifiés, il conviendrait d’engager une réflexion sur la diversification des formes d’habitats en ville et en périphérie proche, en adoptant une approche davantage centrée sur l’expression des besoins individuels. Dans cette perspective, les aménités vertes, en tant qu’espaces publics, jouent un rôle essentiel pour rendre la ville désirable.
Mots clefs : préférences résidentielles ; modes d’habiter ; aménités vertes ; mobilités de loisirs ; identité d’habitation ; trajectoires résidentielles - Publications
et communications -
- Communications dans des congrès internationaux
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Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2024, juin). Des trajectoires aux identités résidentielles, des relations pas si linéaires. 6e Rencontres Francophones Transport Mobilité (RFTM), Bruxelles, Belgique.
Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2022, juin). Identité d’habitation et fréquentation des espaces verts urbains : une approche par comportements auto-rapportés. 4e Rencontres Francophones Transport Mobilité (RFTM), Esch-sur-Alzette, Luxembourg. - Communications dans des congrès nationaux
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Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2022, mai). Modes de vie et différenciation des préférences résidentielles : une approche par photo-questionnaire. 13èmes Journées Scientifiques de l’ARPEnv, Nîmes, France.
Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2022, février). Le rôle des aménité vertes dans les préférences résidentielles : une approche par photo-questionnaire. Quinzièmes Rencontres 2022 de Théo Quant, Besançon, France. - Séminaires internes
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Cottin, J (2025, juin). Trajectoires résidentielles et modes d’habiter : une analyse du rôle des aménités vertes dans les préférences résidentielles et les pratiques de loisirs en milieu urbain. Séminaire interne du GRePS, Bron.
Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2023, juin). Questionner les représentations sociales de l’habitat idéal au prisme des trajectoires résidentielles. Séminaire doctorant de l’UMR ThéMA, Salins-les-Bains
Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2021, juin). Choix résidentiels et mobilités de loisirs : analyse du rôle des aménités vertes publiques et privées dans la construction des modes d’habiter urbains. Séminaire doctorant de l’UMR ThéMA, Besançon. - Publications
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Cottin, J., Carpentier-Postel, S., et Youssoufi, S. (2025, acceptée, à paraître). Comparaison des trajectoires résidentielles objectivées et des trajectoires résidentielles perçues dans la construction des aspirations résidentielles : l’exemple des unités urbaines de Besançon et de Dijon. Géocarrefour.
- CV
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- Parcours et formation
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Post-doctorant en psychologie sociale et environnementale, Projet SONAR, GREPS, Université Lumière Lyon 2, Bron.
ATER en psychologie (2024-2025), GREPS, Université Lumière Lyon 2, Bron.
ATER en psychologie (Janvier-Juin 2024), Laboratoire de psychologie,UMLP, Besançon.
Doctorat en géographie (Octobre 2020 - Novembre 2025). UMR ThéMA, UMLP/CNRS, Besançon.
Master de psychologie sociale et environnementale (2017-2019). Unîmes.
Licence de psychologie (2014-2017). Université de Bourgogne, Dijon / Université Loránd Eötvös, Budapest. - Activités admnistratives
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Avril 2024 : Co-organisation avec Hélène Houot et Cécile Tannier (UMR ThéMA ; UMLP/CNRS) d’une conférence à destination des ingénieurs territoriaux et des acteurs politiques de l’agglomération de Besançon « Comment mieux se déplacer demain ? Quelles mobilités dans le Grand Besançon ? », avec la présence de collectifs citoyens, Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement CN Ledoux, Besançon, 2 avril 2024. Conférenciers : Frédéric Héran – économiste des transports émérite à l’Université de Lille, et Benoît Rauch – urbaniste à Besançon.
Février 2024 : Membre du comité d’organisation des rencontres ThéoQuant 2024, « Des humanités numériques aux humanités environnementales, quels apports de la géographie théorique et quantitative ? »
2020-2022 : Représentant des doctorant.es au conseil de laboratoire de l’UMR ThéMA.